Le loup

 

Le loup s'est jeté sur une proie frémissante

Apeurée et perdue dans la nuit étoilée,

Si loin de son troupeau, esseulée, haletante,

Qui n'entend déjà plus l'appel de son berger.

 

Dans la longue nuit retentit le cri vainqueur

De la bête affamée qui appelle les siens,

Cet hurlement qui glace le sang et fait peur

Que s'enferment les hommes, se cachent les chiens.

 

Au petit matin, sous des larmes de rosée

Furent retrouvés les restes d'un bon repas. 

Mais qui a fait cela ? La question fut posée. 

Serait-ce donc ce loup que l'on ne voulait pas ? 

 

Puis d'autres brebis, puis tant d'autres, d'autres corps

Que sortent les fusils et les cris de colère,

La battue s'organise, à la vie à la mort,

Au loup dévastateur est déclarée la guerre.

 

Mais il s'en est allé chercher d'autres fortunes,

La paix est revenue et habite les coeurs.

Les fusils sont rangés, oubliées les rancunes,

A la verte prairie respire le bonheur.

 

La nuit se fait douce, belle nuit étoilée,

Les brebis sont au pré et s'éloignent un peu.

Le berger assoupi rêve d'un bel été.

A la lisière du bois brillent deux grands yeux.

 

                                   ( extrait d'A l'ombre de mes rêves )

                        

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