Le golfe du Morbihan

 

Les fées, chassées de Brocéliande,

Versèrent, selon la légende,

Des larmes si près de l’océan,

Qu’elles creusèrent, avec passion,

La fierté du pays breton

Qu’est le golfe du Morbihan.

 

Elles y jetèrent, désespérées,

Les jolies fleurs de leurs colliers

Qui donnèrent, aux îles, le jour,

Et c’est ainsi, dit la légende,

Que des fées, de Brocéliande,

Naquit ce paradis d’amour.

 

Entre Vannes et Port Navalo,

C’est trois cents îles ou îlots

Qui font le charme du décor,

Sans oublier Locmariaquer,

Gravinis et l’île Berder

Et l’ensemble des petits ports.

 

Des goélands aux hortensias,

Des cormorans aux mimosas,

Des bateaux plats aux vieux gréements,

Des tumulus ou des menhirs

Et des huîtres à n’en plus finir,

C’est ça le golfe du Morbihan.

 

Arz, c’est l’île des capitaines,

Marins au long cours se promènent,

Au coeur du golfe et sous les vents.

Les sinagots présentent beaux

Pour la parade des bateaux

Sur le courant de la jument.

 

Comme une croix posée sur l’eau,

Battue par les vents, par les flots,

Elle a pour nom l’île-aux-moines,

Petit bourg aux chaumières fleuries,

Une perle, un paradis,

Sans monastères et sans moines.

 

Il faut savoir vivre le temps

Et fermer les yeux, un instant,

Pour savourer l’enchantement

Et respirer, à plein poumons,

Cet air pur du pays breton,

Dans le golfe du Morbihan.

 

Il faut savoir donner du temps

Pour contempler, tout en rêvant,

La beauté sauvage des lieux,

Comme une grande aquarelle,

Où mille couleur se mêlent,

Quand la mer se confond aux cieux.

 

Il faut savoir prendre son temps

Pour regarder battre le vent

Contre la terre et les rochers,

Et voir la mer quand elle se cambre

Dans la lumière de septembre,

Pour mieux nous montrer ses reflets.

 

Comme des diamants sur les flots,

Des bagues d’or pour ses îlots

Et des pierres aux reflets d’argent,

La mer nous donne ses couleurs,

Ses richesses et ses bonheurs

Dans le golfe du Morbihan.

 

Petite mer insolite,

Au pays des mégalithes,

Où la vie ne s’arrête pas,

Petite mer, jamais soumise,

Ici le temps s’éternise,

Mor-Bihan, toujours tu seras.

                                      

                                         ( extrait d' Il est le temps d'aimer... )  

                                                               une photo du golfe

ce poème est aussi en vidéo

(voir la rubrique "poèmes en vidéo" dans la colonne de droite)

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Commentaires (2)

brunet
  • 1. brunet | 23/01/2013
sait imcroyable
LILI48
  • 2. LILI48 | 12/06/2012
Mille bravo Daniel, tu es très doué et en lisant ce poème sur le Morbihan, j'ai l'impression d'y être de nouveau, j'y étais allée en mai 2009 et j'en garde un très bon souvenir de cette région magnifique

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