A Etretat

 

Une arche posée sur la mer

Comme un trou béant dans la terre,

Une aiguille pointant le ciel

Un doigt levé vers le soleil,

Au creux des couleurs de novembre

Lorsque la mer monte et se cambre,

Un peintre alors prend ses pinceaux…

Et la nature devient tableau.

  

De son éternel pas de danse,

Qui se défait et recommence,

La vague vient accompagner,

Sur une chanson des galets,

Parmi les mouettes, les pigeons,

La joueuse d’accordéon

Qui, sur la digue promenade,

Vous invite pour la balade.

 

Qu'elles soient d’Amont ou d’Aval

Les portes font le festival

Par le refrain des déferlantes

Qui, dans leurs fougues insolentes,

En un ballet de volupté,

Viennent mourir sur les rochers

Et emporter dans les flots bleus

Les rêves fous des amoureux.

 

Montez sur le haut des falaises

Pour admirer, tant qu’il vous plaise

La porte d’aval, en beauté,

Que tant de peintres ont sublimée,

Mêlant le bleu, le gris, le vert

Suivant les humeurs de la mer

Et puis du noir pour les rochers...

Le trou à l’homme dans la craie.

 

La Maneporte à regarder

Quand le soleil vient se coucher

Ou les chambres des demoiselles

Dressées comme fières chandelles.

Lorsque les goélands s’attardent

Sur Notre-Dame-de-la-Garde,

La porte d’Amont se défend,

Battue par les flots, par les vents.

 

Le peintre saura mieux que moi

Mettre la couleur sur cela

Pour donner, à ce lieu magique

Tout ce qu’il a de romantique.

Et le chef-d’œuvre terminé,

Sur la toile viendra placer

D’un coup de pinceau, tout en bas,

Sous sa signature… Etretat.

 

                            (extrait d' Il est le temps des roses... )

                                

                  photo de la Maneporte depuis la falaise de la porte d'Aval

 

logosc5.gif

 

 

 

 

 

Commentaires (2)

me
whpo the hell wrote this poem
allegrucci fiona
  • 2. allegrucci fiona | 26/03/2012
etretat je vais venir te voir lundi avec l ecole

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau