Après la paresse des mots...

 sonnet

 

 

Quand la rime est absente, une tendre paresse 

Vient s’installer chez lui, en toute impunité, 

Pour partager ses jours dans son intimité.

Laissez-le donc un peu goûter à cette ivresse !

  

Mais, quand revient le vers comme douce caresse, 

Se poser sur la page, avec timidité, 

Par l’encre de ses mots, avec fécondité, 

La plume abandonnée se refait poétesse.

  

Ne cherchez pas pourquoi, ne cherchez pas comment, 

Délaissé, l'épeautre est devenu froment 

Lorsqu’au recueil ouvert il laissa sa semence, 

 

Pour donner au poète, en manque de quatrains,

L'envie de savourer un sonnet aux bons grains.

 Pourvu que la moisson soit de belle élégance !

 

 

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