Sonnet classique

 

Poète sans printemps

 

 

 

Une larme qui coule et que la main recueille

Sur le bord d’un carnet au vide trop pesant,

Quand l’absence des mots se conjugue au présent

Lorsqu'au noir établi, la mémoire s’endeuille.

 

Les vers ne venaient plus se coucher sur la feuille

Et l’encre avait séché depuis déjà longtemps.

Il était devenu poète sans printemps,

Un arbre qui se meurt et que le vent effeuille.

 

Il s’est laissé glisser dans l’antre de l’oubli

Emportant pour toujours, en destin établi,

Son oeuvre inachevée, en laissant une place.

 

L’écritoire perdue, une tablette vînt

Avec des mots nouveaux aux doigts d’une autre main.

Un poète est parti… un autre le remplace ! 

 

 

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Commentaires (1)

LILI 48
  • 1. LILI 48 | 26/03/2015
Encore un très beau poème, grosses bises

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