Le jeune coq

Dans une basse-cour, un jeune coq prodige

A la crête bien rouge, à la voix de ténor,

Fièrement se pavane en rêvant de prestige

Aux côtés d’une poule… en peine d’oeufs… en or !

 

N’ayant que, pour seul but, être le roi du monde,

Avide d’argent frais, d’honneurs et de pouvoir,           

Il quitta sa province et commença la ronde

Des grands et des puissants… sans jamais s’émouvoir.

 

Et c’est en beau seigneur qu’il prit la Présidence

Par la grâce de ceux qui n’avaient rien compris.

                    Lui, le nouveau chapon, imposa sa cadence                    

Et mit le peuple au pas, par impôts et mépris !

 

Las de courber les reins devant ce mercantile,

Pigeons, gallinacés, redressèrent le dos.   

Les pattes dans la fiente et le regard hostile,

Prirent la route ensemble, en rangs, en commandos.

 

Et l’autre, en son palais, se prit quelques migraines

Les voyant avancer pour le mettre au poteau.

Pour apaiser ces gueux, il jetta… quelques graines

Alors qu’eux ne voulaient qu’une part de gâteau !…

 

Le Président vacille, a peur des représailles !

Les pauvres dans la rue… un riche dans sa tour !

Aujourd’hui c’est Paris… demain tous à Versailles !

Un roi perdit la tête… à qui le prochain tour ?

 

 

 

 

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