L'enfant chéri des muses

 

Graujour

Georges Riguet

( 1904 - 1998 )

L’enfant chéri des muses

 

Grand est celui dont l’âme a chanté le Morvan.

En témoignent les vers du poète fidèle,

Orfèvre de ses mots qu’un murmure de vent

Ramène en nos maisons, en terre morvandelle.

Grisaille sur Uxeau, dessous un ciel mouvant

Emportant du conteur cette prose immortelle…

Ses contes et récits d’un autrefois vivant !

 

Raconte-nous encor l'histoire de ta vie,

Images du Creusot, le pays de ton coeur.

Grise-nous d'un parfum, d'un rêve, d'une envie,

Une part d’innocence en un rire moqueur !

Enfant d’une campagne , en source inassouvie

Tant ton amour, pour elle, en fut douce liqueur. 

 

 

 

 

 

logosc5.gif

Georges Riguet  est né le 28 juillet 1904, à Uxeau, près de Gueugnon. Il  est mort au Creusot (Saône-et-Loire) en avril 1998.

Son œuvre variée comprend des images du Creusot (où il est instituteur), des poèmes innombrables, des souvenirs militaires, des chroniques socio-culturelles, des critiques de livres.

Un prix de poésie porte son nom.

Entre autres ( base de l'acrostiche ) :

Dans ses écrits, le poète exprime un amour inextinguible pour les lieux de son enfance qu'il n'oubliera jamais. Ses écrits constituent un véritable chant d'amour, à la fois par la minutie de l'aspect documentaire sur l'autrefois mais aussi par la vérité de sa vision intime capable de restituer l'atmosphère, l'âme d'un pays que le poète voudrait protéger à jamais 

Le grand public apprécie particulièrement ses contes et son témoignage enracinés dans la campagne d'autrefois.

Un poème de Georges Riguet :

La jolie rue

La ville apaise ici ses fracas et ses cris. 
Les maisons vont longeant la rue où rien ne bouge 
Et l'on voit au-dessus des volets peints de gris 
De grands drapeaux d'azur autour de leurs toits rouges. 

La plus humble fenêtre a son bouquet de fleurs. 
Des bégonias, des hortensias, des capucines 
Décorent les murs gris de leurs vives couleurs. 
Des chats viennent rôder aux portes des cuisines. 

Les jardins potagers, coquets, bien ratissés, 
Tous pareils et semés des mêmes palissades, 
Sont foisonnants de beaux légumes frais poussés 
Carottes, choux, poireaux, navets, oignons, salades. 

Tout est calme et jovial en sa simplicité. 
Les gens parlent entre eux du temps qu'il pourra faire 
Et songent aux beaux fruits que mûrira l'été 
Dans les vergers baignés d'air libre et de lumière. 

 

 

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.