Paul Verlaine

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Le Prince des Poètes  ( acrostiche )

 

Parti pour un ailleurs, pour une autre galère

Avec pour seul bagage en son coeur d’amadou,

Un poème d’amour pour celui qu’il espère

L’aimera tendrement jusqu’à le rendre fou.

 

Violence amoureuse au fil du temps qui passe

Enlève la romance au lit de l’interdit. 

Revolver à la main, la liberté s’efface,

L’absinthe aura raison du poète maudit.

Affaibli mais pourtant prêt à mille conquêtes

Il apaise son âme en d’autres bras ouverts,

Ne pouvant oublier qu’en Prince des Poètes

Ecrire est un besoin, en témoignent ses vers.

 

 

 

 

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Paul  marie Verlaine est un écrivain et poète français né à Metz ( Moselle ) le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896 (à 51 ans). Il est inhumé au cimetière des Batignolles à Paris, dans la 20e division. En 1989, sa tombe a été transférée dans la 11e division, en première ligne du rond-point central.

 Entre autres base de cet acrostiche )

Ruinant son mariage avec Mathilde qu'il frappe et viole après s'être saoulé à l'absinthe et qui entame une procédure de séparation qui sera prononcée le 24 avril 1874 (le divorce sera prononcé en 1885 ), Paul Verlaine vit par intermittence avec Arthur Rimbaud : leur relation affichée fait scandale ainsi que la violence de Rimbaud. 

L'épisode Rimbaud s'achève au cours d'une dispute le 10 juillet 1873 à Bruxelles, par les coups de revolver de poche de Paul Verlaine qui, craignant de voir s'éloigner son amant, le blesse superficiellement au poignet gauche : incarcéré le jour même dans un centre de détention provisoire, il est inculpé pour son geste et stigmatisé pour son homosexualité. Il est condamné à deux ans de prison le 8 août 1873, même si Rimbaud a retiré sa plainte, la pédérastie étant un élément aggravant. La sentence est confirmée en appel le 27 août 1873 et Verlaine est incarcéré à la prison de Bruxelles. 

En 1894, malgré sa négligence physique et l'opprobre attaché à son nom, il est désigné comme « Prince des Poètes ».

Son alcoolisme entraîne des crises de violence répétées. Il est emprisonné à Vouziers, du 13 avril au 13 mai 1885, pour avoir tenté une nouvelle fois d'étrangler sa mère, avec laquelle il vit toujours (elle mourra le 21 janvier 1886). Longue déchéance, sa fin de vie est quasiment celle d'un clochard, hantant cafés et hôpitaux et condamné à des amours « misérables ». 

Souffrant de diabète, d'ulcères et de syphilis, il meurt d'une pneumonie aiguë le 8 janvier 1896, à 51 ans.  

En totale rupture avec la morale convenue de son temps, Paul Verlaine apparaît comme une figure emblématique du poète maudit, aux côtés d'Arthur Rimbaud qu'il a fait connaître malgré leur rupture.

Un poème ( sonnet ) de Paul Verlaine :

Mon rêve familier

 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

 

Extrait de: 

Recueil : Poèmes saturniens

 

 

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