La Vierge Rouge

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Louise Michel

( 1830 - 1905 )

 

 

 

 

La Vierge Rouge

 

La louve se rebelle et porte l’estocade !

Oratrice debout dessus la barricade,

Un fusil à la main, dans Paris affamé,

Illustre montmartroise en son coeur abîmé

Se laisse condamner, pour sauver une mère             

Et emporte avec elle une défaite amère…

                                               

Militante autrefois, combattante demain,

Illusions encore… anarchiste en chemin…

Claque le drapeau noir, un vent nouveau se lève.

Hâtez-vous, jeunes gens ! Vous êtes la relève !…

Enjolras ! Sous ta plume au chant évanescent

Les oeillets ont toujours la couleur de ton sang.

 

 

 

 

 

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Louise Michel est née le 29/05/1830 à Vroncourt-la-Côte ( Haute-Marne ). Elle meurt d’une pneumonie à Marseille le 09/01/1905 au cours d’une tournée de conférences dans le sud de la France. Une foule de 120 000 personnes l’accompagne lors de ses funérailles jusqu’au cimetière de Levallois.

Entre autres ( base de cet acrostiche ) :

Très active pendant la Commune, Louise Michel fait partie de la frange révolutionnaire la plus radicale et se porte même volontaire pour aller seule à Versailles tuer Adolphe Thiers. Sa mère ayant été arrêtée et menacée d’être exécutée pour faire pression sur elle, Louise Michel se rend pour la faire libérer. Surnommée la Vierge Rouge, elle est condamnée à la déportation à vie et envoyée en Nouvelle Calédonie où elle reste jusqu'en 1880. C'est sans doute au contact de Nathalie Lemel, une des animatrices de la Commune, déportée avec elle, que Louise Michel devient anarchiste. 

elle participe activement à l'affaire des canons de la Garde Nationale sur la Butte Montmartre.

Sur la barricade de Clignancourt, elle participe au combat de rue dans lequel elle tire ses derniers coups de feu ; elle se rend pour faire libérer sa mère, arrêtée à sa place. Louise Michel a été détenue au camp de Satory près de Versailles. Elle assiste alors aux exécutions et voit mourir ses amis, parmi lesquels son ami Théophile Ferré (exécuté avec l’ancien ministre de la Guerre de la Commune, Louis Rossel), auquel elle fait parvenir un poème d’adieu : Les Œillets rouges.

" Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions ".

Un Poème de Louise Michel :

Chanson des prisons

Quand la foule aujourd’hui muette,
Comme l’Océan grondera,
Qu’à mourir elle sera prête,
La Commune se lèvera.
Nous reviendrons foule sans nombre,
Nous viendrons par tous les chemins,
Spectres vengeurs sortant de l’ombre, 
Nous viendrons nous serrant les mains.
La mort portera la bannière ;
Le drapeau noir crêpe de sang ; 
Et pourpre fleurira la terre, 
Libre sous le ciel flamboyant.

 

 


 

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