Alzheimer

 

La tête dans l’ailleurs aussi noir que la nuit

Qui doucement descend et envahit son âme,

Il s’agrippe pourtant au présent qui s’enfuit

Et qui meurt, vacillant, comme petite flamme.

 

Cet étau qui enserre et emprisonne encor

Ses souvenirs d’hier jusqu’à ce qu’ils s’effacent

Et se perdent aussi, quand il quitte le port,

Ne lui laissant alors qu’un sourire fugace.

 

Je l’ai vu s’éloigner du rivage des jours,

Se cognant aux écueils des heures qui s’égrènent

Et sombrer lentement, se noyant pour toujours,

Dans le profond néant d’un oubli qui l’entraîne.

 

Il est déjà parti, même si près de moi,

Il est là et attend comme un enfant bien sage,

Innocent et perdu, mais sans peur ni émoi,

Sans savoir que pour lui, vient la fin du voyage.

 

 

 

 

 

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