Quand la plume...

 

Lui qui aimait les fleurs, il délaissa la rose

Pour offrir son jardin aux ronces et chiendent

Quand pour les mots nouveaux d’un autre confident,

Sa plume s’envola, laissant mourir sa prose.

 

Il s’est retrouvé seul devant la page blanche,

Comme si en l’été l’hiver avait posé

Son grand manteau de froid sur son âme et osé

Etendre sur ses vers sa neige en avalanche.

 

Lui qui croyait avoir le don de l’écriture,

A compris qu’il avait perdu en cet instant

Et la source du verbe et ses plus beaux printemps

De poète en voyant s’éloigner l’aventure.

 

Et passeront les nuits et les matins de brume

Et les jours sans soleil sur ses roses fanées ;

Mais pour lui resteront, de ses belles années,

Juste quelques écrits et un goût d’amertume...

 

Au jardin oublié la plume sauvageonne

Est venue un matin se poser tendrement

Là, entre les doigts gourds du rimailleur dormant   

Au milieu des senteurs et couleurs d’un automne.

 

 

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