Le fils de novembre…

 

Elle garde un sourire aussi doux qu’un printemps

Mais l’hiver dans les yeux et la pluie en dedans

     Quand elle parle seule, adressant aux nuages,     

Pour l’enfant disparu, son amour en messages.

 

Paris est en novembre et l’automne est si doux

Que la rue est en fête et s’amusent ces fous

Mécréants, assassins qui, brandissant des armes,  

Y sèment la terreur et le sang et les larmes…

 

Et lui revient toujours ce long cri déchirant

Qu’un Bataclan vomit d’un concert délirant

Lorsqu’au bord du plaisir… le baiser d’une balle

Couche le fils aimé dans la mort qui s’installe…

 

Profonde est la blessure et si lourde est la croix

Qu’elle supporte encore au pied des marbres froids

Tant son être amputé, depuis cette hécatombe,

L’entraîne vers la nuit du profond de la tombe…

 

Puisse-t’elle entrevoir, juste avant de partir

L’homme se faire humain puis de paix se vêtir

Pour qu’il fasse à jamais que se taisent les bombes

Et que ne chantent plus que de blanches colombes.

 

 

 

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Commentaires (3)

Pimenta
  • 1. Pimenta | 06/01/2017

Bravo encore pour ce beau poème très touchant et nous allons y croire à cette Paix dont tout le monde rêve! Allez soyons positifs!!!
Merci! bises

Diane Lavigne
  • 2. Diane Lavigne | 13/11/2016

BRAVO CEST TRÈS BEAU TRÈS TOUCHANT, HÉLÀS IL FAUT CONTINUER À RÊVER DE PAIX, CE N EST PAS DEMAIN LA VEILLE
oups excusez les majuscules , amitié du Québec, Didi

jérôme
  • 3. jérôme | 13/11/2016

Bonsoir et bravo. Très beau texte. Saisissant.

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