Un matin sur la butte

 

Tout au bout d’une nuit, tu t’es donnée à moi,

Sans rien me demander, innocente, impudique

Et de toi j’ai tout pris, délicieux émoi

Au profond de mon coeur, illusion magique.

 

Dans ce matin frileux d’un hiver revenu,

J’ai battu le pavé pour rechercher ton âme,

    Mais je n’ai vu qu'en toi que ce temps convenu...  

 La bohème est partie, éteignant une flamme.

 

Glissent les détritus au long des caniveaux

Et dans tes escaliers, aux amours disparues

Lorsque s’inscrit toujours, sur les murs et caveaux,

Ce passé si présent qui n’est plus dans tes rues.

 

En rêvassant encor, dans l’aurore arrivant

Se remplissant déjà de bruit et de lumière

J'entrevis ta beauté, nue au soleil levant,

Avant de te vêtir de brume et de poussière.

 

Retrouvant en ton sein peintres et troubadours

Et tous ces inconnus applaudissant l’artiste

Qui, d’un coup de crayon, te fait reine toujours...

Te voilà souriante, amoureuse et moins triste !

 

Quand la place du Tertre a repris ses couleurs,

J’ai laissé mon regard s’éloigner de ta vie…

Pourtant je reviendrai revivre ces bonheurs

Laissant ma passion, de toi, inassouvie.

 

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Commentaires (1)

Jean-Pierre Mallet
  • 1. Jean-Pierre Mallet (site web) | 04/09/2016
Il y a bien longtemps, il s'était pu que je me fusse abandonné aux troubles de la rêverie et que par "Un matin sur la butte" je m'y abandonne encor! Merci Daniel

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