Le rebelle

 

Le rebelle

 

Rebelle est le poète ! Insoumis, solitaire,

Engagé dans ton temps, ta prose n’est qu’un cri !

Noircissant tes feuillets juste avant de te taire,

Ecrire est un combat qui te laisse meurtri.

 

Capitaine Alexandre au coeur de la tourmente,

Homme de la révolte et de la Liberté,

Arme-toi de tes mots et de ta plume aimante,

Raconte-nous encor ce qu’est l’humanité.

 

 

 

 

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René Char

( 1907-1988 )

 

 

 

René Char est un poète et résistant français né le 14/06/1907 à L'Île-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse.

Il est décédé le 19/02/1988 à Paris d'une crise cardiaque.

 Ses poèmes sont d’une tendre mélancolie et d’une beauté douloureuse.

Son œuvre sera désormais celle d'un solitaire. Son œuvre poétique met en mots le combat obstiné contre la mort et l’oubli, célèbre et sublime le culte de la Beauté et de l’Amour.

Entre autres ( base de l'acrostiche ) :

Dissident dans l’âme et homme de principes, Char finit par devenir un rebelle chez les rebelles, puis un rebelle chez les subordonnés lors de sa seconde expérience de l’armée. Il est la figure de l’insurgé.

Durant les années 1939-1945, période névralgique de la Seconde Guerre mondiale, René Char, homme de révolte et de colère, ne peut se contenter d’un attentisme passif. Sous le nom de capitaine Alexandre, il participe activement à la résistance : refus de publier durant l'Occupation, dénonciation du nazisme et de la collaboration française, interrogations aiguës et douloureuses sur son action et ses missions, prise de distance sitôt la guerre terminée.

Un poème de René Char :

Allégeance

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima?

Il cherche son pareil dans le vœu des regards. L’espace qu’il parcourt est ma fidélité. Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor, ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas?

 

 

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